ALGERIE - PAYSAGE DES MEDIAS
BORDEREAU DE FAITS
| Gouvernment | République |
|---|---|
| Capitale | Alger |
| Suffrage | Universel; 18 ans |
| Devise | Dinar algérien (DZD) |
| Population | 33,4 millions |
| Superficie | 2.381.740 km2 |
| Total des importations (%UE) | €19,9 milliards (2006) (64%) |
| Total des exportations (%UE) | €43,5 millards (2006) (56%) |
| PIB | €93 milliards (2006) |
| PIB par habitant | €2.770 (2006) |
| Chômage | 14% (2007 est.) |
| Taux d’alphabétisation | 70% |
| Internautes (pour 1000 personnes) | 75 (2007) |
| Langues | Arabe (langue officielle), français, dialectes berbères |
Depuis la fin des années 80, la presse algérienne fait montre d’un grand pluralisme.
Une décision ministérielle de 1989 a garanti deux ans de salaire aux journalistes du secteur public. De nombreuses nouvelles publications ont été attirées et ont fait leur entrée dans le paysage médiatique algérien à l’époque. Bon nombre d’entre elles sont disponibles en arabe ainsi qu’en français.
Au cours de la dernière décennie, l’Algérie a cependant payé un lourd tribut en raison de son pluralisme. Des groupes extrémistes armés ont déclaré la guerre aux autorités. La guerre, qui a débuté en 1991, s’est essentiellement déroulée entre le gouvernement et divers groupes islamistes, dont le Front islamique du salut (FIS), le Mouvement islamique armé (MIA) et le Groupe islamique armé (GIA). Le conflit est né de l’émergence de groupes de guérilla armés, opposés au gouvernement et à ses partisans. Entre 150.000 et 200.000 personnes ont perdu la vie durant ces conflits. Plus de 70 journalistes ont été tués tandis que d’autres ont été contraints à l’exil.
Au cours des deux dernières années, le gouvernement a introduit des lois restrictives. Ces lois sont considérées comme un grave échec. Les nouvelles peines d’emprisonnement imposées constituent une menace dissuasive à l’égard de la liberté des médias. La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a demandé au gouvernement de supprimer l’article 144 relatif aux prétendues sanctions pour diffamation.
Presse écrite
De nombreux correspondants de médias internationaux sont établis à Alger. La majeure partie de la population algérienne vit au nord du pays. Une grande partie des activités de publication et autres activités des médias sont dès lors dirigées dans cette zone.
Malgré le contrôle exercé par l’Etat sur de nombreux médias, il existe un réseau solide de la presse privée qui s’oppose au gouvernement et met également en exergue les problèmes sociaux et économiques.
Le gouvernement exerce un contrôle sur la presse en obligeant les journaux à utiliser ses installations d’impression. Le gouvernement possède cinq des six imprimeries existantes. En outre, le gouvernement et ses institutions sont les principaux annonceurs en Algérie. Ceci contraint de nombreux journaux qui se voudraient indépendants à s’autocensurer afin de percevoir un financement par le biais de la publicité. Les leaders de l’opposition politique, y compris les partis islamiques, utilisent la presse indépendante comme forum pour exprimer leurs opinions.
Certains journaux, tels que El- Khabar, Le Quotidien d’Oran et and El-Watan, ont leurs propres maisons d’édition. Certaines imprimeries contrôlées par l’Etat, cependant, ont été accusées d’être responsables du retard de la publication de certains journaux pour des raisons politiques. El Khabar, El-Watan et Le Quotidien d’Oran possèdent depuis deux ans leurs propres imprimeries.
L’Algérie compte une cinquantaine de quotidiens ou hebdomadaires. Selon une estimation, la plupart éditent quelque 15.000 exemplaires. Seuls quatre journaux, d’après les estimations, peuvent se targuer de publier plus de 50.000 exemplaires: en langue arabe, El Khabar (530.000 exemplaires); et en langue française, Le Quotidien d’Oran (140.000-198.000 exemplaires), Liberté (120.000- 150.000 exemplaires) et El-Watan (70.000-90.000 exemplaires).
L’Algérie compte deux agences de presse. Algérie Presse Service (APS), dirigée par l’Etat, est située à Alger et a été fondée en 1961. Elle est représentée dans 12 capitales étrangères: Washington, Moscou, Paris, Londres, Bruxelles, Rome, Madrid, Le Caire, Rabat, Tunis, Amman et Dakar.
L’Agence Algérienne d’Information (AAI) est une agence de presse privée basée à Alger. Elle opère depuis janvier 1999 et se spécialise dans les informations économiques et sociales.
Médias radiotélévisés
Les chaînes de radio et de télévision algériennes sont contrôlées par l’Etat mais il existe une presse privée et active qui critique souvent le gouvernement. Par ailleurs, la télévision par satellite est particulièrement populaire. Des stations basées en France ont notamment coutume de viser les téléspectateurs algériens. Beaucoup de chaînes européennes sont regardées.
L’Etat est le principal acteur dans la radio/télédiffusion. La chaîne de télévision algérienne ENTV et trois chaînes de radio principales assurent un service d’information régulier et diffusent le discours politique officiel. La télévision présente les actualités en trois langues: arabe, français et anglais. Les trois chaînes de radio nationales sont Channel 1(arabe), Channel 2 (berbère), Channel 3 (français et un peu d’anglais) et Channel 4 (anglais et espagnol). De nombreuses régions du pays ont leurs propres stations de radio.
Une station de télévision par satellite, d’appartenance locale, émet au départ d’Alger: Canal Algerie. La station cible, via satellite, les citoyens algériens vivant en Europe. Les antennes paraboliques sont largement répandues. L’on estime que 60 pour cent des foyers algériens ont accès aux chaînes européennes et autres chaînes arabes via satellite. Ceci a contribué à une perte de téléspectateurs nationaux.
Avec quelque 8 millions d’auditeurs réguliers, selon les estimations gouvernementales, la radio de l’étranger est populaire.
En ligne
En 2006, Internet enregistrait 3 millions d’utilisateurs, soit environ 10 pour cent de la population. La plupart des internautes ont accès à Internet par le biais de plus de 5.000 cybercafés.
De nombreux journaux ont une édition en ligne. L’accès à Internet n’est pas restreint mais les internautes et les prestataires de services Internet peuvent être poursuivis s’il s’avère qu’ils sont en possession de matériel jugé offensant ou contraire à l’ordre public.
Les blogs gagnent en popularité en Algérie. Voici quelques blogs éminents:
- Dahmani’s Blog : Dirigé par le dessinateur humoristique algérien Lounis Dahmani. Couvre divers sujets, de la politique aux questions sociales, à l’aide de bandes dessinées
- DZ-Blogs Aggregator : Ce site présente un panorama des 50 derniers articles émanant d’un échantillon représentatif de blogueurs en Algérie
- Blog Netalgerie : Ce blog est une porte ouverte sur divers sujets concernant l’Algérie
Télécommunications
Le marché des télécommunications est dominé par Algérie Télécom, une société appartenant au secteur public qui propose des services de télécommunications par satellite ainsi que par voie terrestre en Algérie. Orascom Telecom et Telecom Egypt, qui possède la plus grande part de marché, ont acquis, en 2005, des licences pour la construction d’un réseau téléphonique terrestre.
Le marché algérien du téléphone mobile se développe rapidement. Le nombre d’abonnés s’élève à plus de 25 millions, soit un taux de pénétration de 75 pour cent. Cette augmentation peut être imputée à la concurrence entre les opérateurs de téléphone mobile. Ce marché du téléphone mobile en croissance constitue une précieuse opportunité pour les téléphones mobiles.
Formation et soutien
Quatre universités sont autorisées à délivrer des diplômes universitaires (Alger, Oran, Constantine et Annaba).
Des formations universitaires en journalisme sont proposées par les universités. La plupart des formations ont une durée de quatre ans. Les instituts ou départements ne proposent de formations universitaires qu’en langue arabe – alors que la plupart des journaux sont publiés en français. Les stages pratiques pour étudiants sont rares et souvent négligés. La plupart des éditeurs et rédacteurs en chef se plaignent du faible niveau de leur personnel à l’entrée.
- Institut des Sciences de l’Information et de la Communication (ISIC) – Alger
Cette branche de l’Université d’Alger offre une formation de base dans le journalisme. Les domaines de spécialisation comprennent la rédaction et la conception de la presse écrite, la radio, la télévision et les relations publiques - Département de la Communication- Université Mentouri Constantine
Cette branche de l’Université de Constantine est associée à la Faculté des sciences humaines et sociales. Les cours principaux doivent avoir été suivis, généralement en deux ans, avant la spécialisation. - Département des Sciences de la Communication - Université Badji Mokhtar, Annaba
Cette branche de l’Université d’Annaba est associée à la Faculté des sciences économiques et sciences de gestion. - Département Bibliothéconomie-Sciences de l’Information -Oran
Cette branche de l’Université d’Oran-Es Senia opère avec la Faculté des sciences humaines et de la civilisation islamique.
Une éducation supplémentaire et une formation pour journalistes en exercice est rare. Certains journaux publics et privés proposent une formation spécifique par le biais de programmes de coopération bilatérale, par exemple Fondation Friedrich Naumann, Centre Culturel Français, REMFOC (Réseau Euro-Maghrebin de Formation dans les Métiers de la Communication), Centre de Formation et de perfectionnement des Journalistes-Paris et Freedom House.
Syndicats
Le principal syndicat des journalistes algériens est le Syndicat National des Journalistes, qui est membre de la Fédération internationale des journalistes (IFJ).
Le SNJ mène des campagnes afin de protéger les droits des journalistes. Il offre tout particulièrement son aide dans les affaires de diffamation. Il fait également pression pour une réforme des lois relatives aux médias. Après plusieurs années de lobbying, le syndicat a célébré la mise en œuvre du Statut des Journalistes. Publié par le gouvernement en avril 2008, celui-ci précise les conditions de travail appropriées pour les journalistes.
Ressources
- Cellular News
- Menassat
- BBC News
- aai-online - (Agence Algérienne d’Information)
- Unesco - (Database of African Journalism Schools)
Contacts
Département Bibliothéconomie-Sciences de l’Information -Oran
Faculté des Sciences Humaines et de la Civilisation Islamique
B.P. 1524 Oran 31000
Algérie
Tél: +213 41 61 55
Fax: +213 41 60 21
Web: http://www.univ-org.dz/
Département des Sciences de la Communication- Université Badji Mokhtar, Annaba
Faculté des Sciences Economiques et Sciences de gestion
B.P. 12 Annaba 23000
Algérie
Tél: +213 38 87 26 78
Fax: +213 38 87 24 36
Web: http://www.univ-annaba.org/
Département de la Communication- Université Mentouri de Constantine
Faculté des Sciences Humaines et Sociales
Route Ain El Bey
Constantine- 25017-
Algérie
Tél: +213 31 92 85 64
Fax: +213 31 81 87 11
Web: http://www.umc.edu.dz/
Institut des Sciences de l’Information et de la Communication (ISIC) – Alger
Faculté des Sciences Politiques et de l’Information
11 rue Doudou Mokhtar
B.P. 62 Ben Aknoun (Alger)
Algérie
Fax : + (213) 21.91.24.49
Web: http://www.univ-alger.dz/fspi_dep_mc.html