GEORGIE - REALISATIONS
Selon le Rapport d’avancement sur la Géorgie de la Commission européenne, des progrès satisfaisants ont été accomplis dans la réforme du secteur de la justice pénale et dans la lutte contre la corruption.
Une nouvelle législation a été promulguée en 2007 dans les domaines de la démocratie, du fonctionnement de l’Etat et des organismes administratifs locaux, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, y compris les médias. Toutefois, les événements survenus à la fin de l’année 2007, y compris l’introduction de l’état d’urgence, ont démontré la nécessité d’une mise en œuvre adéquate de cette législation.
La croissance économique en 2007 a été très forte, avoisinant 12%, et des changements positifs ont été enregistrés dans le climat des affaires.
La Géorgie se positionne comme un pays de transit clé pour l’acheminement des ressources énergétiques caspiennes vers l’UE. Le parfait fonctionnement du pipeline de pétrole Baku-Tbilissi-Seyhan et les premiers flux de gaz à travers le pipeline gazier Baku-Tbilissi-Erzurum sont importants dans ce contexte.
Grâce à l’activité diplomatique de son Représentant spécial pour le Caucase du Sud, l’UE soutient activement le règlement pacifique des conflits internes de la Géorgie en Abkhazie et en Ossétie du Sud. La Commission est également le plus important bailleur de fonds international dans les deux zones de conflit et des programmes sont conçus pour bénéficier aux deux communautés.
En Abkhazie, €10 millions de l’aide communautaire ont été consacrés à la réhabilitation du complexe hydroélectrique de l’Inguri. Une enveloppe de €4 millions a permis de soutenir un programme de réhabilitation des infrastructures, le développement des activités économiques locales et des mesures destinées à restaurer la confiance, impliquant des organisations non gouvernementales (ONG). En Ossétie du Sud, un programme de €2,5 millions (faisant partie d’une enveloppe de €7,5millions) comprenant des projets d’infrastructure et de logements a été réalisé en 2007.
L’aide de l’UE pour la réforme de la politique frontalière de la Géorgie est actuellement en cours et enregistre déjà un certain succès. Des travaux ont également débuté pour la mise en œuvre de systèmes intégrés de gestion des frontières en Géorgie, en Azerbaïdjan et en Arménie.
Par le biais du Programme de sécurité alimentaire (€91 millions des fonds communautaires injectés dans le budget public national depuis 1996), la Commission a réussi à donner une impulsion pour des réformes essentielles dans des secteurs qui exercent un impact direct sur la réduction de la pauvreté et la gestion des dépenses publiques.