LIBAN - PAYSAGE DES MEDIAS
BORDEREAU DE FAITS
| Gouvernement | République |
|---|---|
| Capitale | Beyrouth |
| Suffrage |
|
| Devise | Livre libanaise (LBP) |
| Population | 3,9 millions (2007 est.) |
| Superficie | 10 400 km2 |
| Total des importations (%UE) | €8,8 milliards (2006) (38%) |
| Total des exportations (%UE) | €2,0 milliards (2006) (12%) |
| PIB | €17 milliards (2004) |
| PIB par habitant | €5000 (est.) |
| Chômage | 20% (2006 est.) |
| Taux d’alphabétisation | 87,4% |
| Internautes (sur 1000 personnes) | 195 (2005) |
| Langues | Arabe (langue officielle), français, anglais, arménien |
En dépit du chaos que le pays a traversé, le Liban a créé un système de presse diversifié et sophistiqué. La diversité des médias au Liban peut être considérée comme un reflet du peuple libanais lui-même.
Le Liban a pâti d’une guerre civile préjudiciable de 1975 à 1990. Le conflit était le résultat de tensions politiques, ethniques et religieuses. Le pays a profité d’une période de calme et de stabilité après la fin de la guerre civile. En 2006, cependant, après des attaques aériennes israéliennes, le Liban a subi de lourdes pertes en vies humaines et des dommages matériels.
La presse libanaise est souvent vantée par les sites Web tels que Menassat comme étant la plus professionnelle de la région. Les journalistes jouissent d’une immense liberté de ton, bien plus grande que dans les Etats voisins. A vrai dire, il n’y a pas de censure officielle, les médias étant généralement financés par des parties prenantes sur la scène locale. En conséquence, les informations produites sont rarement objectives et reflètent souvent l’opinion d’un groupe politique en particulier.
Les télédiffusions qui sont jugées nuisibles à l’économie de la nation ne sont pas autorisées. Une loi sur les médias a vu le jour en 1994, qui donne au gouvernement libanais le droit d’arrêter les journalistes jugés coupables de diffamation et incitant à des émeutes et de les condamner à des amendes. Cependant, si les médias sont autorisés à diffuser en direct des événements politiques et religieux, ils s’engagent dans certains cas dans une sorte d’autocensure lorsqu’ils considèrent qu’une question peut susciter une émeute confessionnelle.
Médias imprimés
La diversité de la presse au Liban se caractérise par des douzaines de quotidiens et de périodiques en circulation. Parmi les grands journaux, figurent:
- Al Nahar, un quotidien en langue arabe, fondé en 1923. C’est le quotidien en langue arabe le plus lu
- Al Safir, un quotidien en langue arabe. Selon le réseau de la presse arabe, le journal a manifesté récemment une sympathie croissante pour la communauté shiite et le Hezbollah.
- Al Akhbar, Al Mustaqbal et Al Hayat en langue arabe Al Akhbar est considéré comme proche de l’opposition, en particulier du Hezbollah. Al Mustaqbalb appartient à la famille de l’ancien Premier ministre assassiné, Rafiq Hariri.
- The Daily Star est le seul quotidien de langue anglaise au Liban. Fondé en 1952, il a cessé de publié pendant la guerre civile mais a fait sa réapparition en 1996. Il est tiré à quelque 15.000 exemplaires. Son site Web, lancé en 1997, est l’un des meilleurs du Moyen-Orient li>
- L’Orient Le Jour , quotidien en langue française fondé en 1971, publie sur un ton plus libéral que le reste de la presse arabe principale
La presse libanaise demande souvent des comptes au gouvernement et émet des critiques.
Médias radiotélévisés
Il existe actuellement sept stations de télévision légalement reconnues qui sont autorisées par le ministre libanais de l’Information à diffuser les actualités au Liban. Le marché de la radio et de la télévision est fort et diversifié à travers des chaînes télévisées qui reflètent les orientations religieuses ou politiques (ex. le Hezbollah, les groupes chrétiens, pro-syriens) qui dominent le marché.
L’indépendance des principaux médias est cependant limitée par leurs soutiens financiers et leurs propriétaires. Les propriétaires sont généralement soit de puissants hommes d’affaires, soit des Etats arabes.
Il y a plus de 30 stations de radio qui émettent au Liban. Seule une télévision (Télé Liban) et une station de radio (Radio Liban) sont dirigées par l’Etat.
Parmi les chaînes importantes figurent:
- LBCI, une station de télévision privée qui soutient la majorité actuelle
- Future TV, une station commerciale qui appartient à la famille de Rafiq Hariri, un ancien Premier ministre
- Al Manar TV appartient au parti du Hezbollah
- New TV, une station de radio par satellite panarabe qui émet depuis le Liban. La station propose des programmes divers dont des actualités ainsi que des émissions politiques, culturelles et des spectacles
La télévision et la radio libanaises ont une réputation de grande qualité et servent souvent de modèles dans la région.
En ligne
Internet et l’infrastructure des télécommunications ont été établis au début des années 90. Le World Factbook recensait 950.000 internautes au Liban en 2006. Le nombre des hôtes Internet, en 2007, s’élevait à 5.635.
Les prestataires Internet sont réglementés par l’Autorité de réglementation des télécommunications.
La blogosphère libanaise est fortement développée. Quelques blogs importants sont les suivants:
- Mazen Kerbaj’s
traite de la situation politique au Liban: Ce blog, du dessinateur humoristique Mazen Kerbaj, résume l’optimisme et le pessimisme du public au Liban - The Beirut Spring: Ce blog se concentre sur la société libanaise et ses politiciens.
- Mon Liban est réduit en cendres: Inspiré par la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, ce blog a commencé à rendre compte des événements. Aujourd’hui, le blog analyse souvent les effets de l’après-guerre sur la population libanaise, sur place et à l’étranger
- Streets of Beirut: Ce blog décrit la vie quotidienne au Liban et les affaires internationales
Télécommunications
Le marché du téléphone mobile au Liban est en expansion. Il y a plus de 1,103 millions de téléphones mobiles en usage. Les réseaux sans fil assurent un service appréciable à travers le pays.
Formation et soutien
L’une des organisations de médias qui monte au Liban, est la Fondation Maharat, ou Fondation des compétences. Elle est composée de jeunes journalistes engagés à soutenir les compétences journalistiques. La fondation est composée de journalistes qui ont travaillé ensemble et qui ont été confrontés directement aux obstacles posés à la liberté du journalisme au Liban.
Les universités proposent des diplômes en journalisme. Les programmes ont une durée de trois ou quatre ans. Toutefois, après avoir suivi un programme de maîtrise de 1 à 2 ans, la durée totale des études varie entre 5 et 6 ans. L’Université d’Etat du Liban a une faculté d’information et de documentation. Elle propose des options en journalisme, études des médias, relations publiques et publicité. Elle enregistre 1.000 étudiants par an.
- L’Université américaine de Beyrouth
L’université propose une formation en journalisme d’investigation, couverture des élections, gestion d’une salle de presse, journalisme sur les sciences/la santé/l’environnement, journalisme citoyen, couverture des guerres/de la sécurité et journalisme en ligne. Les cours sont en arabe, en anglais et en français - Institut pour journalistes professionnels
L’université américano-libanaise privée propose des cours en langue anglaise de communication de masse. Elle organise des stages en entreprise pour obtenir une expérience pratique. Elle propose également des options de journalisme en ligne - Université Notre-Dame - Liban
Cette université maronite privée propose une formation de trois ans en anglais. Les étudiants acquièrent diverses compétences en relation avec la profession de journaliste telles que l’art de rédiger, le reportage et la communication - L’Université du Liban
L’Université du Liban propose également une formation en français (Diplôme d’Etudes Supérieures) qui combine la théorie et la pratique. Les étudiants produisent un journal chaque année. Il est publié par le quotidien de langue arabe, An Nahar. De nombreux rédacteurs et éditeurs sont diplômés de cette université
Une formation continue pour journalistes en exercice est rare. Les groupes de médias qui disposent des ressources suffisantes, tels que An Nahar et TV channel LBC, proposent une formation occasionnelle.
Syndicats
Les journalistes libanais sont représentés par l’Ordre de la presse libanaise et le Syndicat des éditeurs
Les journalistes en exercice n’ont pas besoin de certificat, bien que ceux qui sont titulaires d’un diplôme en journalisme doivent s’enregistrer auprès du Syndicat des journalistes. Les cartes de presse sont délivrées par un comité composé des membres de l’Ordre de la presse et du Syndicat des journalistes. Ce système est perçu comme un moyen d’exercer une pression sur les journalistes. Parmi les jeunes journalistes, nombreux sont ceux qui refusent de la demander.
Ressources
- American University of Beirut
- Menassat
- BBC Country Profile
- Daily Star
- Assafir
- Annahar
- L’Orient Le Jour
Contacts
Maharat Foundation
Bir Hasan-Al Chadia bldg., first floor
PO Box 8843
Beyrouth
Liban
Tél.: +961 377 563 8/9
Fax: +961 185 371 2/3
E-mail:
Université américaine de Beyrouth
P.O Box 11-0236
1107 2020 Riad El-Solh/ Beyrouth
Liban
Institut pour journalistes professionnels
P.O. Box 13-5053
Chouran
1102 2801 Beyrouth
Liban
Directeur: Magda Abu-Fadil
E-mail:
Site Web: http://ipj.lau.edu.lb/
Université Notre-Dame - Liban
P.O Box 72 Zouk Mikael
Zouk Mosbeh, Liban
Tél.: +961 921 89 50
Fax: +961 922 51 64
Web: http://www.ndu.edu.lb/
Université du Liban
P.O Box 14- 6573
Place du Musée
Beyrouth
Liban
Tél.: +961 161 26 18
Fax: +961 161 26 21